Sommes-nous voué·e·s à devenir des vieux cons ?

Ne pas hésiter à mettre cet article au féminin, tu l'auras compris.

Gant de velours
4 min ⋅ 12/05/2024

Est-ce la trentaine qui s’approche à pas feutrés, l’air de rien ? Les désillusions de la vie d’adulte rêvée qui se noie sous les créances et les cafés froids ?

Ou alors est-ce un truc que je ressens sans trop le comprendre encore ?

L’envie de rester en boule sous une couette, le besoin d’arrêter de chercher à sociabiliser à tout prix (et surtout à celui de bières que j’aurais pu économiser pour acheter un vélo, ou un aspirateur, ou un truc… de vieux con), la perte d’un idéal qui ne se résume pas en un schéma linéaire qu’on nous vend depuis l’enfance…

Et une sensation de lassitude.

D’être blasée.

Blasée de payer des factures, blasée de jours qui se ressemblent, blasée de rêves auxquels j’ai pu renoncer.

Et puis se renfrogner.

Peu à peu se complaire dans des habitudes qui nous rassurent autant qu’elles nous enferment. Se plaindre du mal de dos, du froid, de la pluie. Des gens pas gentils qui nous grillent la place au supermarché ou ceux qui laissent des PV sur le pare-brise alors que t’étais garée là depuis deux minutes.

Sentir le poil se hérisser quand un vent de fraîcheur caresse nos joues et les fait rougir de ses changements qui s’imposent.

Puis finir par lâcher, enfin…

« C’était mieux avant. »

...

Gant de velours

Par Angéline Marjolaine

Décrivez-vous vous-même, d’abord.

PS : j’écris et j’invente des histoires depuis que je suis gamine, je suis tombée dans la marmite de l'écriture grâce à des professeurs fabuleux et un certain monsieur qui s’appelait Guy de Maupassant.

Comme plein d’enfants de ma génération, j’ai découvert le plaisir de la lecture avec un p’tit sorcier à lunettes qui faisait frémir les librairies la veille de chaque nouvelle parution.

Depuis, les livres sont devenus les composants essentiels de mes déménagements. Pas beaucoup de meubles, mais beaucoup, beaucoup de cartons de livres. Et c’est lourd.

J’ai peut-être sorti un premier roman, “Cyclones”, aux éditions Ballade à la Lune, y a quelques temps.

Je fais partie d’un collectif d’artistes associatif, dans une bourgade bourbonnaise qui mérite qu’on s’y arrête.

J’ai des idées dans tous les sens, et trop de crises d’angoisse pour toutes les concrétiser.