C'est toi qui as un grand nez. Si, c'est toi.
Commencer un nouvel article n’est jamais évident. T’es là, tu cherches ce qui pourrait être accrocheur, ce qui pourrait te faire cliquer, toi, lecteur·rice, bien installé·e derrière ton écran, ou ton téléphone dans ce bus plein à craquer, empli d’individus potentiellement porteurs de microbes saisonniers qui menacent de te clouer au lit pour… J’ARRETE LA.
C’était une intro digne de ce nom, hein ?
J’y reviendrai un autre jour sur cette histoire que ceux et celles qui manient les mots (histoire - mots, t’as capté) peinent à trouver leur première phrase. Celle capable de ferrer le poisson, de t’hypnotiser, de te plonger direct au cœur du sujet, telle une Elise Lucet de la littérature.
Bon, j’arrête de tourner autour du pot.
Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un truc qu’il ne faut vraiment pas faire, mais que tout le monde fait.
Se gratter le nez, ou les croûtes de plaies qui cicatrisent. Ou les boutons sur le visage.
EH BAH NON.
Même si ces actes sont répréhensibles d’une critique de ta maman qui t’incite à coups de commentaires très subtils sur la façon dont ta peau te remerciera après ça, ce soir j’ai décidé de te parler d’un sujet, mieux, d’une valeur, qui me tient à cœur depuis mon enfance… La vérité.
Et a contrario, du mensonge. Enfin surtout le mensonge, le rapport qu’on entretient à ces petites phrases, ces petites cabrioles qu’on fait presque innocemment - j’ai dit presque - pour dissimuler une réalité toute autre.
On commence à mentir dès l’enfance, dès qu’on comprend qu’agir hors des limites nous attire les foudres des personnes qu’on aime le plus : nos parents. Et on n’aime pas ça, ne plus avoir les câlins et les mots gentils des figures qui sont nos modèles et nous donnent de l’amour (je parle de cas généraux, évidemment).
Ca commence donc par un bonbon de trop, une trace au crayon de papier sur les murs de la chambre ou le chewing-gum collé dans les cheveux de la petite Cindy, tu sais, celle que tu peux pas piffrer à l’école parce qu’elle se moque de toi ouvertement avec ses couettes trop parfaites.
“C’est pas moi.”
C’est pas toi non plus, qui as falsifié ta mauvaise note, imité la signature de tes parents, inventé une limite d’heure tardive pour aller en soirée…
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